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Blog d'une cinéphile

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10 janvier 2011

Top Gear

En passant en revue les articles de ce blog, je me dis qu'il est grand temps de parler de quelque chose de moins sérieux. C'est pour ça que cette fois-ci, j'ai pondu un petit article sur Top Gear !

Top_Gear

BBC | Avec : Jeremy Clarkson, James May, Richard Hammond & The Stig | Année : 1977-20--

Qu'est-ce que c'est ? À la base, il s'agissait d'une émission automobile traditionnelle : on teste des bagnoles et on commente. Raconté comme ça, ça n'a pas l'air fabuleux. Mais j'ai dit : À la base. En 1977. Parce qu'en 2001, l'émission a été complètement remaniée. C'est là que ça devient intéressant. De banale (Et pour moi sans aucun intérêt, vu que c'est typiquement le genre de truc que je fuis), elle est passée à géniale.

Pour le dire en quelques mots, ils font TOUT ce que vous avez un jour rêvé de faire avec une voiture. Ils testent tout, ils osent tout. Faire monter des voiture vieilles de 20 ans à 240km/h sur les autoroutes allemandes, et puis passer le contrôle technique; faire la course avec tous les engins motorisés disponibles dans un aéroport; faire du biathlon avec une Range Rover et une arme automatique; mettre une Mini sur une rampe de ski; faire un rallye avec le pire copilote possible (Pour l'un, un nain qui n'arrivait pas au-dessus du tableau de bord, un autre une copie de Paris Hilton et enfin un troisième bien sympa, mais qui ne connaissait pas un mot d'anglais).

En plus de trois présentateurs qu'on retrouve sur le plateau de l'émission et sur le terrain, ce show possède aussi un personnage emblématique : The Stig. Pilote anonyme, il est toujours casqué et vêtu d'une combinaison blanche (le premier avait une panoplie noire, mais a été viré après avoir révélé son identité), ne dit jamais rien, et s'occupe de tous les essais les plus audacieux.

Saupoudrez le tout d'une bonne dose d'humour anglais et servez le tout sur la BBC. (Et avec un peu de chance, une chaîne qui a un peu de flair vous le diffusera. Merci Canvas!)

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30 décembre 2010

Mon 2010 en cinéma

Avec 2010 qui tire lentement à sa fin et la certitude que je ne regarderai plus rien de neuf avant l'an prochain, voici la liste de tout ce que j'ai regardé cette année... Commencée avec Brothers le 3 janvier et achevée il y a quelques jours avec Toy Story 3.

 

  1. Brothers : 9/10

  2. Che : L'argentin : 7/10

  3. Che : Guerilla : 6/10

  4. Diarios de Motocicleta : 9/10

  5. La mala educacion : 7/10

  6. Mammoth : 6,5/10

  7. La Science des Rêves : 8/10

  8. Mr Nobody : 7/10

  9. O'brother where art thou ? 7/10

  10. Le huitième jour : 8/10

  11. C.R.A.Z.Y. : 9/10

  12. Hable con ella : 7,5/10

  13. The Hudsucker Proxy : 8/10

  14. Take the Money and Run : 7/10

  15. Developing : 6/10

  16. Cuirassé Potemkine : 7/10

  17. True Crime : 6/10

  18. One flew over a Cuckoo's Nest : 9/10

  19. The Name of the Rose : 8/10

  20. The Holy Grail : 8/10

  21. Amores perros : 8/10

  22. Everyone says I love you : 6,5/10

  23. Cold Mountain : 6/10

  24. I am Sam : 8/10

  25. Lost in Translation : 7/10

  26. Alice in Wonderland : 7/10

  27. The Nightmare before Christmas : 8/10

  28. Green Zone : 7/10

  29. Gegen die Wand : 8/10

  30. Kramer vs Kramer : 7,5/10

  31. De Leeuw van Vlaanderen : 4/10

  32. Avatar : 7/10

  33. Changeling : 8/10

  34. Public ennemies : 6/10

  35. And now for something compltely different : 7,5/10

  36. Le magnifique : 8/10

  37. Millenium I : 7/10

  38. The A-Team : 6,5/10

  39. A serious man : 8/10

  40. Up in the air : 8/10

  41. Invictus : 7,5/10

  42. Sherlock Holmes : 7/10

  43. Rain Man : 8/10

  44. Paranormal Activity : 7/10

  45. Kick-Ass : 9/10

  46. New York, I love you : 7/10

  47. The 9th Gate : 8/10

  48. The Black Dahlia : 6,5/10

  49. Saving Pvt Ryan : 8/10

  50. Agora : 7,5/10

  51. The Wrestler : 8/10

  52. Ineption : 8/10

  53. Todo sobre mi madre : 9/10

  54. The ghost writer : 7/10

  55. Dr Parnassius : 7/10

  56. The Mentalist S1 : 8/10

  57. House S1 : 9/10

  58. Le vieil homme et la mer : 7/10

  59. Quo Vadis : 7/10

  60. La cité de la peur : 8/10

  61. Millenium II : 6/10

  62. La Grande Vadrouille : 8/10

  63. The Hurt Locker : 9/10

  64. Bad Lieutenent : 7/10

  65. House S2 : 8/10

  66. House S3 : 9/10

  67. The Shawshank Redemption : 9/10

  68. Iron Man : 8/10

  69. Iron Man II : 6/10

  70. Toy Story III : 9/10

70 films... Je pense que c'est ma meilleure performance... Et que la bonne résolution à prendre sera de faire de 2011 une année un peu moins geek...

13 novembre 2010

Jesse Spencer

Me voilà de retour avec un nouvel acteur qui m'a récemment tapé dans l'œil, Jesse Spencer, découvert grâce à la série House MD, où il campe dans le personnage de Robert Chase. Autant vous le dire tout de suite: avec ses grand yeux bleu-vert et son accent australien absolument sexy, il lui a fallu moins d'un saison pour me faire craquer et me pousser à essayer d'en savoir plus sur lui. Voilà en résumé ce que j'ai trouvé :

Jesse_Spencer

Biographie

Jesse Gordon Spencer est né le 12 février 1979 à Melbourne en Australie. Il est le troisième d'une fratrie de quatre enfants. Ses parents sont tous les deux médecins, et Jesse sera le seul des enfants à ne pas suivre cette voie : il a un frère orthopédiste, un autre ophtalmologiste, et aux dernières nouvelles, sa sœur est interne.

C'est avec le soap australien Neighbours qu'il fait ses premières armes et se fait connaître dès l'âge de 14/15 ans à l'échelon local. Mais pour lui, la comédie est restée longtemps de l'ordre du passe-temps, au même titre que le sport et la musique. En effet, parmi ses talents cachés, Jesse est un grand sportif : il touchera au basket, au football américain, à la course à pied, à l'escalade et au surf. Et pas que ça : dès l'âge de dix ans, il commence à prendre des cours de violon et finit par jouer de la guitare et du piano en autodidacte. Si le cinéma ne l'avait pas plus attiré, il avoue qu'il aurait suivi la voie de ses parents et frères et sœur. Mais son rôle dans Neighbour lui plaisait bien et s'est prolongé bien après qu'il ait fini les secondaires, jusqu'en 2000.

Il part ensuite en Angleterre y passe quelques années. Sur les quelques rôles qu'il a joués, seul deux ont réussi à à peu près traverser les frontières : Swimming Upstream et Uptown Girls, dont il décrit le tournage en ces termes : "a big shit fight".

Ce qui nous amène en 2004, où on lui propose un rôle dans une nouvelle série médicale produite par la Fox, House MD. Pensant qu'il s'agissait d'un énième ersatz de Urgence, c'est à peine s'il a voulu lire le script. Son agent a eu bien fait de le convaincre, puisqu'il l'a tout de suite adoré et a fait le déplacement jusqu'au États-Unis pour auditionner. La suite est bien connue : il est retenu et la série House connait un succès retentissant bien au-delà des frontières "étatsuniennes".

À côté de cela, Jesse a rejoint un groupe de musique, Band From TV, composé d'acteurs issus de l'industrie de la télé, dont Hugh Laurie. Toutes les recettes que le groupe génère sont versées à des oeuvres de charité à travers le monde.

Côté vie privée, il n'y a pas grand'chose qui filtre : il a fait sa demande en mariage fin 2006 à sa collègue Jennifer Morrison (Allison Cameron dans House), mais les fiançailles ont été rompues durant l'été 2007, à quelques mois seulement du mariage. On ne lui connaît depuis qu'une courte relation avec une chanteuse britannique, et il a affirmé vouloir surtout consacrer 2010 à sa carrière.

Jesse est actuellement entrain de tourner dans un nouveau film, Girl's in Trouble.

Filmographie

1994 - 2000 (+ 1 en 2005) : Neighbours - Billy Kennedy    

1997 : Doodles - Jack Mulray

2000 : Lorna Doone - Marwood de Whichelhase

2001 : Curse of the Talisman - Jeremy Campbell

2001 : Winning London - James Browning

2002 : Stranded - Fritz Robinson

2003 : Swimming Upstream - Tony Fingleton

2003 : Uptown Girls - Neal

2003 : Death in Holy Orders - Raphael Arbuthnot

2006 : Flourish - Eddie Gator

2004 - 20-- : House MD - Dr Robert Chase

Pour en savoir plus

Toutes les informations publiées dans cet article proviennent d'un excellent site entièrement consacré à Jesse. J'ai composé cette biographie en farfouillant dans les interviews de leur gallerie très complète :

http://jessespenceronline.org/site/

Jesse est également inscrit sur Twitter ! Il twitte tous les 3/4 jours. C'est par là -->

http://twitter.com/jesse_spencer

Et bien sûr, pour tout savoir sur tous ses films et série, rien en vaut un petit tour sur imdb !

http://www.imdb.com/name/nm0817980/

29 septembre 2010

House MD vs. The Mentalist

Après Prison Break, me revoilà de retour à la charge avec deux nouvelles séries : House MD et The Mentalist. Je suis entrain de les visionner à la queue leu leu (rassurez-vous, je me limite pour l'instant à la saison 1 de chacune d'entre elles. N'ayant pas la télé, je dois toujours attendre leur sortie en DVD, ce qui fait que j'ai toujours un train de retard.) et ai été frappée par leurs nombreuses similarités. Aussi vais-je les regrouper dans un seul et même article.

The_MentalistHouse_MD

House MD | Créateur : David Shore | Avec : Hugh Laurie, Lisa Edelstein, Robert Sean Leonard, Jesse Spencer, Omar Epps et Jennifer Morrison | Année : 2004 - 20--

The Mentalist | Créateur : Bruno Heller | Avec : Simon Baker, Robin Tunney, Tim Kang, Amanda Righetti et Owain Yeoman | Année : 2008 - 20--

House MD

    1. Le pitch

            Médecin boiteux et grincheux dans un hôpital universitaire, le docteur Gregory House ne passe pas inaperçu: passant son temps à inventer toutes les excuses possibles pour éviter de devoir se coltiner les consultations, il préfère largement se consacrer à l'étude des cas étranges qui lui sont régulièrement soumis. Avec son équipe et ses méthodes peu orthodoxes, il démasque chaque semaine les maladies qui se cachent derrière des cas parfois assez simples en apparence.

    1. Mon avis

           Je n'ai pas encore terminé la saison 1, mais jusqu'ici elle me plaît. La personnalité de Dr House, haute en couleur, y est certainement pour beaucoup. En fait, on peut même dire qu'elle est l'essence de cette série, sa force : il n'a rien de l'archétype du médecin bienveillant et altruiste qu'on retrouve en abondance dans son équipe. Bien au contraire, il fait preuve de cynisme, joue au poker avec la santé de ses patients et est désagréable au possible. Un médecin qui fait fuir les patients, mais qui ameute les spectateurs. Au fil des épisodes, on retrouve la même structure au niveau du scénario, la même recette, ce qui peut constituer à la fois une force et une faiblesse : elle est réutilisable à l'infini, fait passer au second plan l'évolution des personnages, les détails de leur personnalité sont distribués alors avec parcimonie pour pouvoir étendre leur développement sur plusieurs saisons, en lâchant du lest juste où il faut pour titiller l'intérêt du spectateur. Le désavantage étant naturellement qu'on va inévitablement finir par se lasser: on nous ressert à chaque fois le même gâteau, avec juste le glaçage qui change. Pour donner un exemple concret : on peut parier à coup sûr que le patient frôlera la mort, mais finira toujours par se remettre complètement et sans séquelles.

The Mentalist

    1. Le pitch

               Patrick Jane gagnait autrefois sa vie en se prétendant médium, jusqu'à ce qu'il se moque publiquement d'un tueur en série connu sous le pseudonyme de Red John, lequel s'empresse de se venger en tuant son épouse et sa fille. Il a rejoint depuis la police en espérant un jour lui mettre la main dessus. Sa particularité ? Il est mentaliste. Grâce à un sens de l'observation très poussé, une fine connaissance de la psychologie et un brin d'hypnose (au risque de se faire taper sur les doigts), il est passé maître dans l'art de la manipulation et perce des secrets quelquefois bien enfouis.

  1. Mon avis

         Tout comme dans House MD, c'est Patrick Jane qui représente le plus grand atout de cette série. Avec ses capacités qui oscillent entre l'observation et l'art divinatoire, Jane n'a pas fini d'agacer son monde! Ce qui me plaît surtout est que, malgré qu'il présente des aptitudes incroyables, la série ne penche jamais dans le surnaturel, il a toujours clamé que ce qu'il fait n'a rien de magique. Ce qui me dérange chez lui est que je le trouve trop parfait, trop brillant. Pas dans ses capacités d'enquêteur, celles-là m'amusent toujours, mais plutôt dans le reste. Dans la saison 1, on l'a vu tour à tour jouer au golf, au poker et au backgammon et, comme par hasard, il laminait ses adversaires. Je ne l'ai pas encore vu aux échecs, mais j'imagine déjà le résultat. Il n'y a aucune surprise à ce niveau-là. Une autre chose qui me chipote un peu est qu'il est trop important. Les autres rôles ne sont là que pour mettre en avant son génie, car au final, c'est toujours lui qui démasquera le coupable et les autres qui auront tort, contrairement à House, où l'équipe contribue plus à trouver la solution. Au niveau scénario, ça reste une série policière qui continue d'appliquer l'ancestrale recette qui peut la faire durer des décennies. Même remarque au sujet de la psychologie des personnages que dans House : ça vient petit à petit, avec un pic vers le milieu de la saison pour raviver l'intérêt.


Ce qui m'a surtout frappée sont les ressemblances entre Patrick Jane et Gregory House en de nombreux points. L'un semble être le calque de l'autre. Voyez plutôt :

  • Ils sont tous les deux très seuls. En dehors de leur travail, ils n'ont aucune vie sociale, aucune famille ni ami proche. Patrick Jane, même, habite presque les bureaux du CBI.

  • Tous deux souffrent. L'un est torturé par la culpabilité, l'autre par sa jambe, et probablement plus encore, bien qu'à ce stade rien n'a encore été dévoilé. Ils ne s'en cachent pas, mais ne veulent pas que l'on s'inquiète pour eux. Jane se montre farceur, grand enfant, désinvolte, comme si tout allait pour le mieux. Quant à House, il cache tous ses sentiments derrière un masque de vieux grincheux cynique et désagréable pour qu'on n'ait même pas envie de se faire du soucis pour lui.

  • Ils n'ont ni l'un ni l'autre rien à faire du protocole et de la bienséance. House refuse catégoriquement de porter une blouse blanche, de rencontrer le patient qu'il traite, est aussi expéditif que possible en consultation, joue même à la console durant celles-ci. Faut-il encore ajouter qu'il ne fait preuve d'aucun tact dans les situations délicates? Jane, lui, est spécialisé dans les questions indiscrètes et déplacées, quoique bien utiles. Il prend ses aises chez tout le monde, est tout à fait sans gêne et met volontiers les pieds dans le plat. Il va même jusqu'à hypnotiser un suspect, alors que le règlement l'a strictement interdit. C'est d'ailleurs cela qui les fait réussir, leur permet de découvrir des choses que la procédure normale empêche les autres de trouver.

  • Ils font, en résumé, le même boulot : tenter de découvrir le tueur, qu'il soit un humain ou un virus. House, dans le domaine médical, réfléchit comme un détective de police : on observe les symptômes, on fait la liste des suspects, qu'on finit par inculper ou relâcher.

  • En parlant de travail : ils ne vivent tous les deux que pour leur boulot. House est incroyablement tenace quand un dossier l'intéresse, refuse de le lâcher, même si le patient se croit perdu et ne veut plus recevoir aucun traitement. Il n'agit pas par altruisme, mais par passion : il voit chaque nouveau cas comme un défi. C'est ça qui le/nous tient en haleine. Quant à Jane, il semble avoir fait de la capture de Red John sa raison de vivre, au point qu'on finit par se demander ce qu'il adviendra de lui une fois qu'il lui aura mis la main dessus. Peut-être recommencera-t-il à vivre.

  • Ils font tous les deux du poker avec leur dossier : House avance à tâtons, teste un traitement sans pour autant être sûr qu'il fonctionnera, n'hésite pas à jouer avec la vie du patient, tant que ça lui permet de trouver une solution. Jane, lui, est plutôt théâtral et joue sur la mise en scène. Quand il ne joue pas au poker pour de vrai, il manipule les suspects, donnant quelque fois lieu à des coups de théâtre. Par exemple, il arrête un suspect qu'il venait de disculper pour pousser le véritable coupable à se dénoncer, ou en utilise un autre comme appât.

  • Ils travaillent tous les deux en équipe, bien que Jane soit plus du genre électron libre. En outre, ils ont le même type d'équipe : une fille sexy (Dr Cameron & Agent Van Pelt), un jeune trentenaire (Dr Chase & Agent Rigsby), ainsi qu'un autre d'origine étrangère (Dr Foreman & Agent Cho). Tous deux ont également un supérieur, ou plutôt une supérieure (Dr Cuddy & Agent Lisbon) qui les rappellent régulièrement à l'ordre. Comme mentionné plus haut, ils ne font pas le même boulot avec leurs équipe : celle du Dr House a un plus grand rôle dans la résolution du problème. Jane semble être le seul qui arrive à voir clair et résoudre l'énigme. Ils n'ont pas le même rapport avec leurs supérieures non plus : Dr Cuddy lui fait une confiance totale et ne le réprimande que s'il manque de déclencher un scandale. Lisbon, par contre, est comme une grande sœur qui tape sur les doigts de son petit frère turbulent mais adoré, qui ne cesse de se défier de son autorité. Elle a l'air de s'en faire plus pour lui que Cuddy pour House.


Est-ce suffisant pour crier au plagiat ? Je ne crois pas. Patrick Jane n'a rien d'une pâle copie de Gregory House. Quoiqu'ils se ressemblent, ils ont chacun leur personnalité, ils travaillent dans des domaines différents. Ils souffrent tous les deux, mais chacun à sa manière. Tous deux tournent tout en dérision, mais chacun à sa manière. L'un est un cynique et l'autre -comme le disait très justement Simon Baker dans les bonus- un clown triste. Ce sont leur réponse respectives et bien distinctes à ce qui leur arrive.

À cela suit la question : quelle est ma préférée ? Bien qu'elles soient comparables, je n'ai pas envie d'effectuer une gradation. Il y a dans les deux des éléments qui me plaisent et me déplaisent. À choisir, je pense que je préfère Gregory House à Patrick Jane. Son cynisme et son ton pince-sans-rire m'amusent beaucoup et il me parait mon extraterrestre que Patrick Jane avec ses pouvoir tout juste pas surnaturels. Au niveau scénario, je préfère The Mentalist. House MD est peut-être une série médicale tournée comme un feuilleton policier, mais n'étant pas médecin, se prendre au jeu devient difficile. Tout au plus peut-on comprendre leur défi et s'étonner quand ils finissent par se retrouver avec une maladie qu'ils étaient à dix mille kilomètres d'envisager. En ce sens, The Mentalist est plus captivant, comme tout roman policier, puisqu'on peut tenter de trouver le coupable soi-même et être d'autant plus épaté quand Patrick Jane finit par accuser celui qu'on ne soupçonnait pas. Et comme ça arrive toujours, je continue à en redemander !

15 avril 2010

Prison Break

Prison_Break

D’après l’idée de: Paul Sheuring | Avec : Wentworth Miller, Dominic Purcell, Amaury Nolasco, Robert Knepper, Sarah Wayne Callies et William Fichtner | Date : 2005-2009

C’est la seule série que je suis parvenue à regarder jusqu’au bout. Comme elle est très inégale, je vais y aller saison par saison. Il y a également beaucoup de personnages secondaires qui accompagnent Michael Scofield tout au long de l’histoire. Pour faire court, j’ai décidé de ne pas en parler.

Saison 1 

Le pitch : Lincoln Burrows est condamné à mort pour un crime qu’il n’a pas commis, le meurtre de Terrence Steadman, le frère de la vice-présidente des États-Unis. Alors que tout semble l’accuser, son frère, Michael Scofield, brillant ingénieur, décide de le sauver en concevant un plan d’évasion très minutieux qu'il camoufle dans ses tatouages. La première étape sera de lui-même y entrer.

Mon avis : Cette saison avait tout pour me plaire : une bonne idée de départ, de bons acteurs, des personnages variés, du suspens et des rebondissements bien placés. J’ai adoré l’idée du plan caché dans les tatouages et son déroulement progressif m’a bien plu. Le fils et la petite amie de Burrows qui mènent l’enquête à l’extérieur nous évite de rester enfermés dans le même environnement pendant 22 épisodes.

Note : 9/10

Saison 2

Le pitch : Maintenant qu’on est dehors, il faut y rester. Et en vie, de préférence. Mickael, très prévoyant, continue de suivre ce qu’il avait prévu de faire, avec des plans B en cas de raté. Mais tout cela ne serait pas si drôle si un agent du FBI très tenace ne s’y était pas mêlé. Sorte d’alter ego de Scofield de l’autre côté de la loi, Alexander Mahone parvient toujours à prévoir le moindre mouvement qu’il fera. Michael commence alors à retournerle jeu contre lui, en exploitant ses failles.

Mon avis : C’est ma saison préférée. D’abord parce que les personnages un peu archétypaux de la première saison se nuancent et surtout à cause de Mahone. À première vue, ce personnage a tout pour nous déplaire : glacial, il contrecarre Scofield dans tout ce qu’il entreprend. Mais petit à petit, on lui découvre des faiblesses : il se drogue pour échapper à sa conscience, il s’est séparé de sa famille pour les épargner de son autodestruction. Il souffre. Je me suis inconsciemment attaché à lui jusqu’au moment où il a failli disparaître. Alors là, je m’en suis rendue compte. Il est, de plus, magistralement interprété par William Fichtner.

Note : 10/10

Saison 3

Le pitch : La chasse à l’homme se termine pour Mickael en Enfer : il est incarcéré dan une prison panaméenne, Sona. Elle a ceci de particulier que, depuis une émeute, les prisonniers doivent la gérer eux-mêmes. Un homme qu’on appelle Lechero s’est érigé en chef et y fait régner un climat de tyrannie et de violence. Impossible pour Lincoln et les autres de le faire sortir de là : l’organisation criminelle découverte dans la saison précédente, connue sous le du Cartel, a décidé de mettre à profit les talents de Michael pour faire évader un certain Whistler. Son moyen de pression est le fils de Lincoln, LJ et Sara, la petite amie de Michael, qu’ils ont kidnappés et n’hésiteraient pas à mettre à mort.

Mon avis : Très grosse déception ! L’idée de Sona n’est pas mauvaise, mais il y a une chose qui m’a fort dérangée, ce sont les langues. Je suis très chatouilleuse sur ce plan-là et y a rien à faire, mais des panaméen hispanophones qui parlent anglais entre eux, ça me fait sauter au plafond. Cette saison a beau être presque deux fois plus courte à cause de la grève des scénaristes, elle m’a paru plus longue que les autres. Le petit jeu de menaces entre Scofield et le Cartel m’ennuyait plus qu’autre chose. On n’a plus aucune nouvelle de certains personnages apparus dans la saison précédente. En bref, j’ai eu une véritable impression de bâclé.

Note : 6/10

Saison 4

Le pitch : Scofield et compagnie ont réussi à s’échapper de Sona et n’ont maintenant qu’une idée en tête : détruire le Cartel jusqu’à la dernière pierre. Pour cela, ils doivent arriver à mettre la main sur Scylla, un ensemble de 6 cartes dans lesquelles sont encodés tous les agissements du Cartel, de quoi le mettre dans de sales draps si ces informations tombaient dans de bonnes mains. Tandis qu’ils tentent de trouver le propriétaire de chaque carte, Michael commence à avoir de fréquents maux de tête et saignement de nez. Ces signes ont de quoi être alarmants, car Lincoln se souvient avoir vu les même symptômes chez leur mère décédée…

Mon avis : Le début m’a paru tout à fait correct. Sans avoir l’originalité des deux premières saisons, l’histoire tenait debout. Par contre, à partir du moment où ils ont toutes leurs cartes, ça commence à partir en cacahuète. J’ai eu l’impression que les scénaristes avançaient à l’aveuglette et exploitaient tout ce qui leur tombaient sous la main. Il n’y a plus un gramme de psychologie des personnages. Ils ne font plus que courrir. L’histoire ne tient plus qu’à des revirements de situations qui la rendent de plus en plus compliquée et invraisemblable. De plus, les clichés et les incohérences se ramassent à la pelle.

Note :  5.5/10

The Final Break

Le pitch : Vous pensiez qu’une fois le Cartel et la conspiration démantelés, les personnages pourraient rentrer chez eux élever tranquillement leurs enfants ? Que nenni ! La police débarque en plein milieu de mariage de Michael et Sara, enceinte de quelques mois. Non pas pour le marié, mais la mariée. Des caméras de surveillances ont filmé Sara entrain de tirer (pour protéger Michael) sur un membre du Cartel. Elle risque jusqu’à 20 ans de prison et Michael sait qu’elle risquerait d’y laisser sa vie. Pour changer, il décide de l’aider à s’évader, tandis que ses saignements de nez reprennent de plus belle.

Mon avis : Pour moi, cet épisode était totalement inutile. L’histoire est complètement tirée par les cheveux. À la fin du dernier épisode de la S4, on sait que Michael mourra et que Sara pourra élever son enfant tranquillement en liberté. Je ne comprends pas pourquoi il fallait encore rajouter des complications.

Note : 4.5/10

En bref, après deux saisons très réussies, la série a commencé à me déplaire quand elle a cessé de raconter l'histoire d'un homme qui essayer de sauver son frère et commencé à prendre des proportions de moins en moins crédibles (une troisième guerre mondiale, quand même !). Il y avait clairement moyen de terminer en beauté la saison 2, au lieu de continuer à tirer cette histoire en longueur et presser une orange qui n'a plus de jus.

Note moyenne : 7/10 (au lieu de 9.5/10 )

Plus d'opinions sur : www.imdb.com

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22 juillet 2009

Le Silence de Lorna

Lorna

De : Jean-Pierre et Luc Dardenne | Avec : Arta Dobroshi, Jérémie Renier, Fabrizio Ronione | Date : 2008

    Résumé

     Le plan de départ était très simple, faute d’être tout à fait légal : Lorna, albanaise, se marie à un toxicomane, Claudy, pour pouvoir devenir belge. Peu après, le « camé » meurt d’une overdose « accidentelle » ; Lorna, peut alors se marier à un russe prêt à mettre le prix pour obtenir la nationalité belge. Récompense ? Un joli pactole qui permettrait à Lorna et son amoureux, Sokol, d’ouvrir leur propre snack. Sauf qu’à force de côtoyer Claudy au quotidien, la très froide Lorna finit par s’humaniser et s’attacher à lui, mettant en péril le plan initial.

     Note et commentaire

     7/10 - Bien sûr, je pourrais m'enthousiasmer sur ce "monument" du cinéma belge, qui dépeint une réalité sociale teeeellement réaliste, qui dénonce de manière si poignante les mariages blancs et le business qui tourne autour, avec des personnage si nuancés et des acterus tellement bons... Mais non. J'ai rien contre le cinéma engagé, mais ce film viole à mes yeux une règle d'or : on va pas au ciné pour se faire chier. C'est aussi simple que ça. Le début, passe encore, mais dès que Claudy, seul personnage qui ne passe pas son temps à tirer la gueule, disparaît de l'écran, j'ai franchement dû m'accrocher pour me pas passer le reste du film à regarder les mouches voler et essayer de retenir si finalement oui, ou non, elle se mariait avec son russe. C'est long, c'est lourd, c'est pessimiste, les personnages (sauf Claudy) son incapable d'avoir une quelconque joie de vivre, pourtant pas si compliqué à trouve (cf Claudy). De plus, je pense que le message passerait d'autant mieux si le film ne touchait pas qu'un public d'intellos qui, au final, sont beaucoup moins menacés par ce genre de combines que les personnes moins éduquées que le film n'intéressera pas. Tant qu'à faire passer un message, autant qu'il parle aux personnes les plus visées.

     Autres avis 

     de La Libre Belgique (source :http://www.cinebel.be/fr/film/critique/1003460-Le-Silence-de-Lorna.htm?criticId=1905)

[...]

De Seraing à Liège

Les rues, les bistrots, les bus, on est en décor connu, même si on s'est déplacé de Seraing à Liège. Un personnage qu'on ne lâche pas d'un plan, à prendre comme il est, avec lequel il faut se débrouiller, on est définitivement chez les Dardenne.

Pourtant, quelque chose a changé. Depuis "La Promesse" et surtout "Rosetta", un personnage est le véritable moteur d'un récit qui semble se dérouler en direct. Ici, la route est tracée pour Lorna. Elle n'a qu'à la suivre et tout le monde aura ce qu'il veut. Lorna sait ce qu'elle veut, mais elle ne sait pas comment répondre à cet appel à l'aide.

Les Dardenne ont renouvelé le cinéma social en plaçant un dilemme moral au coeur du récit. "Le silence de Lorna" ne fait pas exception. Loin de toute considération politique ou idéologique, leur ambition consiste à chaque fois à interroger l'humanité de personnages qui semblent l'avoir perdue et ce film ne dévie pas de cette ligne. Pourtant, il est différent. Autant, on identifiait les Dardenne sur la forme, leur façon de communiquer physiquement les émotions à travers la mise en scène; autant, on les reconnaît ici sur le fond.

Quoique, sur le fond aussi, les Dardenne surprennent. Si, jusqu'à présent, une certaine rédemption rattrapait leurs personnages, Lorna, elle, est en quelque sorte victime de son humanisation, ce qui en fait leur film le plus noir. Mais, cette fin suspendue, qui désarçonne le spectateur, rend le film d'autant plus complexe et sujet à interprétations.

Un prix exemplaire

En mai dernier, à Cannes, les Dardenne furent récompensés par le prix du Scénario. La récompense est parfaite, car le scénario est doublement exemplaire. D'une part, il est d'une formidable efficacité dramatique tout en écartant tous les trucs. On ne s'appuie ni sur les (bons) sentiments ni sur les effets de suspense - au moyen d'une audacieuse ellipse - pour concentrer l'attention sur la question : le personnage a-t-il gardé son humanité ? D'autre part, l'idée même du scénario est au coeur du récit qui montre une personne cherchant à modifier le cours de l'histoire qu'on lui a écrite.

Ce qui ne change pas, c'est leur exceptionnelle direction d'acteurs. Arta Dobroshi, comédienne venue du Kosovo, est d'une justesse, d'une sobriété; elle rend visible tout le stress de ce thriller intérieur. Face à elle, Jerémie Renier est bouleversant d'authenticité, celle d'un personnage en état de manque, de chaleur humaine, surtout. Quant au fidèle Fabrizio Rongone, il échappe aux clichés, mais pas à l'implacabilité du mafieux. Les Dardenne ont amorcé un virage qui leur ouvre de nouveaux horizons.

    de Gilou (> cinebel)

Film avec une bonne idée de départ concernant le scénario mais qui s'estompe vite pour laisser place à une intrigue très simpliste et parfois beaucoup trop prévisible. La caméra des Dardenne met fort peu les comédiens en valeur et le jeu d'acteur, notamment celui de J. Rénier, qui d'ordinaire joue très bien, laisse cruellement à désirer. Quant à la petite nouvelle A. Dobroshi, son physique avantageux n'arrive pas à masquer une composition assez médiocre. Seul F. Rongione arrive à tirer son épingle du jeu en nous livrant un Fabio aussi charismatique que machiavélique. Le déroulement du film est très lent et manque énormément de rythme, l'absence de musique - encore un fois - y est pour beaucoup à mon avis. Les frères Dardenne font du "joli" cinéma ce qui a le don de plaire beaucoup à la presse française et, a fortiori, belge (LLB : 3 étoiles et Télémoustique : 4 étoiles. Ben voyons...) ainsi qu'auX jurys du festival de Cannes mais ne sont pas de grands cinéastes car contrairement à la critique de LLB, la forme est toujours beaucoup trop envahissante pour pouvoir juger le fond en toute objectivité. Leur cinéma social-iste a encore beaucoup de retard à combler sur des pointures comme K. Loach ou C. Mungiu (4 mois, 3 semaines et 2 jours - palme d'or méritée en 2007). Un tel film ne méritait pas autant d'éloges me semble-t-il si ce n'est pour promouvoir le cinéma belge hors frontières avec encore et toujours les sempiternels frères Dardenne comme têtes de gondole mais, qui sait, le tour viendra peut-être un jour à un Bouli, un Joachim, un Lucas ou à un Benoît de coiffer les lauriers cannois et de laisser les deux petits fréros faire joujou avec leurs deux palmes (une pour chacun) en feuille de papier doré.

     Plus d'infos

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130080.html

3 juillet 2009

Sommaire

Voilà un petit sommaire, sinon, on aura vite fait de s'emmêler les pinceaux...

  1.   Acteurs - Actrices

  • Natalie Portman
  • Daniel Brühl 
  • Jesse Spencer

   

    2.   A - F

  • Dead Man Walking

    

    3.   G - K

  • Good Bye Lenin !
  • House MD

    

   4.  L - Q

  • Léon - The Professional
  • Prison Break

   

   5.   R - Z

  • Requiem for a Dream
  • Salavador Puig Antich
  • Top Gear
3 juillet 2009

Dead Man Walking

Dead_Man_Walking

De : Tim Robbins | Avec Sean Penn, Susan Sarandon | Date : 1995

     Résumé

     Soeur Helen Prejean reçoit un jour un courrier inhabituel : Matthew Poncelet, condamné à mort, l'appelle à l'aide en dernier recours pour éviter une exécution. Helen, qui n'a jamais eu à affronter une situation pareille, décide toutefois de lui venir en aide. Elle se retrouve alors face à un goujat raciste et irresponsable, qui rejette sur son complice l'entière respnosabilité de la mort de deux adolescents qu'ils avaient préalablement enlevé, malmenés et violés.Helen fait relancer le procès et discute longuement avec Matthew pour préparer sa défense. Derrière le monstre décrit par les médias, Matthew se révèle être un être humain comme les autres qui, avec plus d'éducation et un meilleur avocat, n'en serait peut-être pas arrivé là. Malheureusement, le jury et les familles des victimes ne partagent pas ce point de vue et Matthew n'en réchappera pas : il est condamné à mort par injection léthale, un mode soi-disant plus humain. Jusqu'à la fin, Helen le soutiendra et l'aidera à assumer ses actes.

     Note et commentaire

     9/10 - Ce film est le plaidoyer contre la peine de mort le plus efficace que j'ai jamais vu. Non seulement il est impeccablement interprété par Susan Sarandon et Sean Penn, mais ce que je trouve remarquable, c'est qu'il évite la facilité de mettre en scène un pauvre innocent qu'on condamne à la chaise électrique. À voir les flash-backs qui retraçent son crime et les discussion avec les familles de ces jeunes victimes pleines de rêves et promises à un bel avenir, Matthew Poncelet semble avoir tout fait pour mériter cette exécution qui semble à première vue plus humaine .C'est ça la grande force de ce film  : concilier l'humanité du meurtier et les crimes qu'il a commis.

Ce film amène le spectateur à penser que, qu'il soit coupable ou pas, que ce soit aujourd'hui ou au siècle dernier, que ce soit aux États-Unis, en Espagne ou en Chine,  le condamné à mort reste un être humain capable de ressentir. Et je ne pense pas que le fait de l'avoir mérité puisse atténuer le dégoût et la peur que cette situation suscite chez cette personne. Et encore moins cette exécution soi-disant humaine car indolore, alors que toute la procédure qui y mène est totalement inhumaine. Pour citer Matthew Poncelet : "I think killin' is wrong, no matter who does it."

     Autre avis

One of my main problems with films depicting the death penalty (which I couldn't be more against) is that they have a tendency to try and force the viewer into sympathizing with this character sentenced to death. Furthermore, they tell us that this person is guilty and continue to try and get us to sympathize with them. I may be against the death penalty, but that in no way means that I'm going to feel for a man who raped a teenage girl and savagely murdered a teenage boy. It felt almost like an insult that Tim Robbins shoves this sympathy and religion down the viewers through in an attempt to make me feel for this character.

On the other side of the film is it's huge religious method, which only furthered my disconnection with it. It's just the same old preachy, sentimental stuff we've seen a thousand times before mixed with an attempt at forced sympathy for a rapist/murderer. The entire film felt like some kind of bizarre joke, because I couldn't even sympathize with the families of the victims. They were just blood-hungry, despicable human beings as well. Add that to what is potentially the worst score I've heard my entire life and the film is close to torture.

I don't understand how Susan Surandon won an Oscar for her performance but maybe that's just because I loathed her character. Another thing that displeased me is the fact that the film moves like a snail. It drags constantly and every scene without Sean Penn felt like a chore to watch. In fact the only thing that keeps this film from being among the worst I've ever seen is Sean Penn's absolutely ingenious performance. It's such a shame that it couldn't have been in a film that actually deserved such brilliance.

     Plus d'infos

http://www.imdb.com/title/tt0112818/

22 mars 2009

Savlador Puig Antich

Salvador_Puig_Antich

     Résumé   

     Espagne, 1973. Il est jeune, il est enthousiaste, il est idéaliste. Avec ses comparses anarchistes du Mouvement Ibérique de Libération, le charismatique Salvador Puig Antich nargue allègrement le gouvernement franquiste à grand coup de manifestations, tracts et braquages à l'occasion. La chance ne cesse de leur sourire jusqu'à ce que Salvador commette une grave erreur, qui permettra à la police de lui tendre une ambuscade. Lors d'un échange de coups de feu assez confus, un jeune inspecteur est tué. Salvador est alors arrêté pour meurtre. Son avocat et ses soeurs font tout pour lui éviter une condamnation à mort. Mais peu après, Carrero Blanco se fait tuer dans un attentat. Et ce sera Salvador le bouc émissaire. 

      Note et commentaire

     9/10 - Si la première partie, qui retrache les activités de Salvador Puig Antich, passe assez bien, la deuxième, par contre est beaucoup plus dure. On a l'impression de vivre les dernières heures du jeune militant à ses côtés, en compagnie de ses soeurs et son avocat, qui continuent jusqu'au bout à faire l'impossible pour le sauver. Et puis, on assiste impuissant à la scène de l'exécution barbare qu'est le garrot. Je ne me souviens pas avoir déjà pleuré autant devant un film. Jeu d'acteur impeccable et plaidoyer efficace contre la peine de mort. Et puis bon, vous savez ce que je pense de Daniel Brühl...

     Autre avis (> cinebel)

Manuel Huerga s'inspire d'un fait historique réel pour réaliser son premier long métrage de fiction. Même s'il veut donner une dimension universelle à son propos, le film semble minutieusement préparé et bien documenté sur la vie de Puig Antich. De plus, il est interprété magistralement par Daniel Brühl, l'acteur européen du moment. Le film se découpe en deux parties avec comme première scène, l'arrestation de ce jeune militant. Sous forme de nombreux flashbacks, la première partie retrace le parcours historique de cet étudiant de son intégration dans un groupe anti-franquiste, poussé par un idéalisme excessif, jusqu'au jour de son arrestation. Suffisamment rythmée et apparemment bien documentée, elle plante le décor le plus objectivement possible et avec sobriété pour une suite beaucoup plus dure et plus cruelle. Après un pseudo procès militaire, la deuxième partie n'est que la longue attente jusqu'à la condamnation à mort et une critique acerbe d'une exécution inhumaine. Entre les derniers espoirs de la famille et des proches, la tension et la peur prennent peu à peu le dessus. Là où Manuel Huerga donnait du rythme dans sa première partie, il prend ici le temps de faire peser une l'ambiance malsaine de cette attente interminable face à l'inéductable. Salvador est un excellente fiction jusque dans son dernier quart d'heure ! Il nous emmène avec efficacité sur le parcours du jeune Puig Antich avant de nous faire ressentir avec brio cette pression à l'approche de la mort. Toute cette démarche renforce la critique d'un châtiment moyenâgeux. Malheureusement, le dernier quart d'heure plombe complètement le film en tombant dans le mélo inutile. La scène de la cours déserte avec le panneau et la balle de basket en est la parfaite illustration. Néanmoins, Salvador reste un film à voir avec les précautions d'usage pour sa fin. Á Retenir : les matches de basket, une exécution du moyen-âge, un 1er bracage surréaliste, un tribunal très militaire et ne jamais oublier son sac dans un café !

     Pour en savoir plus

http://www.manuelhuerga.com/hola/ (espagnol)

http://www.imdb.com/title/tt0445691/

20 mars 2009

Daniel Brühl

Daniel Brühl - Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais, à 30 ans, cet acteur possède déjà une filmographie variée et un palmarès bien rempli. J'avais envie d'attirer l'attention sur celui que d'aucuns considèrent comme l'acteur européen par excellence.

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Biographie

Daniel César Martín Brühl Gonzàlez Domingo voit le jour le 16 juin 1978 en Espagne, à Barcelone. Peu après sa naissance, la famille part s'installer à Cologne, où il grandira et recevra une éducation bilingue : allemande de son père et espagnole de sa mère catalane.

C'est en 1992, à l'âge de 14 ans qu'il obtient son premier rôle, dans la série "Freunde fürs Leben". Il enchaînera ensuite des petits rôles jusqu'en 2003, où son rôle principal dans le film "Good Bye Lenin !" lui vaudra un énorme succès et une pluie de récompenses en Allemagne et 2 European Movie Awards. Il continue sur sa lancée et, en 2004, il partagera l'affiche avec Julia Jentsch et Stipe Erceg dans "Die fetten Jahre sind vorbei" (aka "The edukators"). La même année, il participe à son premier film en ANglais, aux côtés de Judy Dench et Maggie SMith dans "Ladis in Lavender". On le retrouve sous les traits d'un lieutenant allemand dans "Joyeux Noël" (où il parle un français tout à fait correct.)

Si Daniel était déjà connu en Allemagne; en Espagne, ce n'était pas encore le cas, du moins, jusqu'en 2006, année où sort son premier film espagnol, "Salvador Puig Antich". Nominations et récompenses sont à nouveau au menu. Par la suite, il se fait plus discret; faisant entre-autre une appartiion dans "2 Jours à Paris" de Julie Delpy et dans "The Bourne Ultimatum", tient un rôle dans "Krabat", une adaptation d'un roman populaire allemand.

Daniel a beau être européen, quand un réalisateur américain vous propose un rôle pour son prochain film, difficile de résister. Surtout s'il s'appelle Tarantino, avec son "Inglourious Basterds"(prévu pour cet été). Il est également prévu qu'il soit à nouveau dirigé par Wolfgang Becker, le réalisateur de "Good Bye Lenin!", dans "Ich und Kaminski". En attendant que ce projet se concrétise, Daniel a enchaîné les rôles : celui d'un serveur qui ment pour impressionner la fille qu'il aime dans Lila Lila, d'un avocat qui perd la vue dans Die Kommenden Tage (prévu pour 11/2010 en Allemagne), d'un jeune sociologue dans "Et si on vivait tous ensemble" aux côtés de Jane Fonda, ainsi qu'un génie de la robotique dans Eva (1er décembre sur les écrans Espagnols). Il est pour l'instant entrain de se partager entre Londres où il tourne Intruders aux côtés de CLive Owen et Berlin où il vit et tourne un film sur Konrad Koch qui introduisit le foot en Allemagne.

Filmographie

Pour en savoir plus

http://www.imdb.com/name/nm0117709/

www.danielbruhl.com

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